Quels bénéfices l'entreprise peut-elle en retirer ?

 

"Il faut arrêter de penser que le mécénat n'est que de la communication bon marché pour les entreprises", défend Jacques Rigaud, président d'Admical jusqu'en 2008. "Si cette raison a été déterminante aux débuts du mécénat, aujourd'hui elle est de plus en plus supplantée par d'autres considérations." Sans oublier que la loi interdit d'exploiter les actions de mécénat en vue de retombées commerciales, sans quoi on parle de sponsoring ou de parrainage.

 

Jacques Rigaud préfère voir le mécénat comme un "moyen de réflexion sur l'identité profonde de l'entreprise". Le rapprochement vers des milieux différents, artistiques par exemple, génère des chocs culturels bénéfiques et amène l'entreprise à se sensibiliser à d'autres thématiques que son activité productive.

 

Finalement, le bénéfice le plus grand que l'entreprise peut retirer d'une politique de mécénat active, si elle s'en donne les moyens, reste l'implication de ses salariés. La mise en valeur de l'entreprise, l'affirmation de son rôle d'acteur dans la société civile sont des moteurs de fierté et d'implication des salariés. Encore faut-il les intégrer à ses actions en les consultants, leur offrant la possibilité de soumettre des idées, de participer... et en communiquant sur les retombées de leurs actions. Une façon de procéder que Total a bien intégré puisque dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation du Patrimoine, les salariés sont invités à proposer des lieux qui méritent d'être sauvegardés.

(Journal du Net)